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Afghanistan : Le défi de la gouvernance pour les Talibans

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C’est la bonne gestion du pays qu’il incombent à présent aux talibans d’avoir. Suite au décès des troupes américaines du sol afghan dans la soirée du Lundi 30 Août dernier, les forces talibanes prennent sans réserve possession du pays. De nombreux défis attendent les nouvelles autorités afghanes face à leur légitimité à l’international et la mise en place d’un système de gouvernance.


Les Américains sont partis. C’est aux afghans ou du moins aux nouveaux maîtres du territoire afghan, les talibans qu’il revient à présent de défendre et de gérer pleinement le pays. Après leur victoire qu’ils vantent et les dernières tensions qui sont nées entre les Etats-Unis et les talibans au sujet de la date butoir donnée pour les évacuations, les talibans semblent à la quête des moyens pour légitimer et normaliser leurs relations avec l’Occident, et en particulier les Etats-Unis.
Dans une conférence de presse, le porte-parole du mouvement des talibans, Zabiullah Mudjahed a expliqué qu’il pouvait y avoir présence des Etats-Unis en Afghanistan. « L’Amérique ne devrait avoir qu’une seule présence diplomatique à Kaboul », a-t-il laissé comprendre.
Les talibans n’ont pas non plus cacher leur envie de collaborer avec les Etats-Unis contre lesquels il se vantent d’avoir gagné. « Nous attendons d’eux qu’ils rouvrent leur ambassade et nous voulons également avoir des relations commerciales avec eux », a ajouté le porte-parole des talibans.

Par l’appel lancé directement aux Etats-Unis, les talibans ont aussi laissé comprendre qu’il s’agissait du désir de travailler avec toutes les nations. Ils appellent ainsi tel que fait avec les Etats-Unis tous les pays à rouvrir leurs ambassades autrefois fermées à Kaboul. A cet effet, selon les informations, un membre de la commission culturelle afghane a aussi lancé un appel de reconnaissance des nouvelles autorités du pays. « Le monde devrait reconnaître le gouvernement afghan et coopérer avec nous pour la reconstruction et les investissements », a-t-il affirmé.
Par ailleurs, le gouvernement afghan formé par les Talibans lors de leur règne passé n’était reconnu que par trois pays entre 1996 et 2001. Il s’agit de l’Arabie Saoudite, du Pakistan et des Emirats arabes unis. Pour les talibans, ce n’est pas suffisant. Ils désirent avoir mieux de nouveau.
La venue du groupe réveille des souvenirs mauvais. Des souvenirs du terrorisme. Les pays voisins même à savoir les ex-soviétiques en Asie centrale ont commencé à s’inquiéter de leur présence à la présidence afghane.
« Les premiers inquiets de ce qui est en train de se passer en Afghanistan sont les Etats de la région parce qu’il y a une proximité géographique qui pourrait faciliter la diffusion du terrorisme. Et parmi les Etats les plus inquiets, il y a l’Inde, parce que dans la vision indienne, les talibans ont été et sont toujours soutenus par une partie de l’appareil sécuritaire pakistanais », a souligné Marc Hecter, le directeur de recherche de l’IFRI (l’Institut Français des Relations Internationales).


Habib Freddy TIKO

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