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Joël Aïvo: Vincent Foly, compagnon d’aventure

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Le vendredi 03 septembre 2021, la voix de Vincent Foly s’est tue. Avec la disparition de Vincent, la démocratie béninoise a perdu un allié intrépide, et la liberté de presse, un de ses plus vaillants défenseurs.
L’emblématique patron de La Nouvelle Tribune restera un modèle pour moi. Un modèle de fidélité et de loyauté à ses convictions, un modèle de ténacité. Car malgré la tempête, Vincent n’a pas abandonné ses idées, il n’a pas traversé la voie et n’a, à aucun moment, trahi ses engagements. Au contraire, même privé de son journal et empêché de faire son métier, Vincent durcit le cuir et réussit à reprendre son journal. Il n’aura hélas pas l’occasion de le faire paraître à nouveau, mais le journal est, grâce à sa ténacité, désormais libre.
Vincent aimait passionnément le journalisme et, privilège rare, le journalisme l’aimait aussi.
Le 15 juillet dernier, Vincent Foly a tenu à être à mes côtés lors de ma première comparution devant la CRIET. Il était donc là. Entre deux suspensions d’audience, il était venu me glisser dans les oreilles des mots de réconfort, d’encouragement et d’assurance pour l’avenir. Je m’en souviendrai toujours.

Je salue la mémoire de l’ami et rends hommage au grand professionnel des médias dont le dévouement et l’esprit de sacrifice marqueront notre génération et celles à venir.

Frédéric Joël AÏVO

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