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Sommet Afrique-France : l’état de la démocratie sur le continent et l’ingérence française au menu

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Au rang des sujets qui seront abordés lors de ce sommet Afrique-France, il y a la démocratie et l’ingérence française.

« Nous sommes coincés entre un discours condescendant occidental qui veut éduquer les Africains et un discours de nos gouvernements affirmant que les Occidentaux veulent imposer leurs valeurs », a déploré une jeune étudiante de l’université Aix-Marseille, Habiba Issa Moussa, d’origine nigérienne.

« Les questions essentielles ici, ce n’est pas l’entrepreneuriat ou le sport -largement évoquées au sommet de Montpellier, ndlr-, c’est la politique! » a lancé pour sa part la burkinabè Sibila Saminatou Ouedraogo, fustigeant « la relation de dépendance » de l’Afrique à la France.

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Dans l’après-midi, le président Macron devait débattre avec un panel de douze jeunes Africaines, sélectionnées à l’issue des dialogues menés pendant des mois à travers le continent par l’intellectuel camerounais Achille Mbembe, chargé de préparer le sommet.

« J’aimerais vraiment y croire », a déclaré à l’AFP David Maenda Kithoko, réfugié politique de RDC en France. « Mais j’ai beaucoup de doutes. Concernant la relation entre la France et l’Afrique, il y a beaucoup de grands mots d’une part, et un manque de courage de l’autre », a déploré le jeune militant.

À l’issue du sommet, le président français, probable candidat à sa réélection dans sept mois, pourrait faire d’autres annonces, s’appuyant sur les propositions d’Achille Mbembe. Parmi elles, la création d’un Fonds destiné à soutenir les initiatives de promotion de la démocratie, des programmes permettant une plus grande mobilité étudiante, ou la mise en place d’un « forum euro-africain sur les migrations ».

Le tout dans un contexte particulièrement délicat. L’influence de la France dans son ancien pré-carré est de plus en plus disputée, particulièrement par la Russie. Et Paris est en crise ouverte avec deux de ses anciennes colonies, le Mali et l’Algérie.

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