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Niger : Attaque d’un poste de police à la frontière près du Burkina Faso

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L’attaque, ce dimanche 17 octobre 2021, d’un poste de police dans la région de Tillabéry, à l’ouest du pays, a fait trois morts et sept blessés, dont quatre dans un état grave. C’est le poste frontalier de Petelcolé, à quelques kilomètres de Tera et sur la frontière entre le Niger et le Burkina Faso, qui a été attaqué par des hommes armés.
C’est un peu avant 21 heures que les hommes armés ont frappé le poste de contrôle aux frontières. Selon le gouverneur de la région de Tillabéry, Tidjani Katchalla, ils étaient à bord de quatre pick-up et plusieurs dizaines de motos.
Les assaillants ont d’abord détruit l’antenne téléphonique avant d’attaquer le poste de police avec des tirs nourris. Selon une source locale, quatre véhicules ont été brûlés, un autre emporté. Finalement, un détachement du G5 Sahel serait arrivé sur place dans la nuit, mais les assaillants étaient déjà repartis avec leur butin.

Cette nouvelle attaque survient au moment où le président nigérien Mohamed Bazoum se trouve à Ouagadougou, depuis dimanche, pour y évoquer avec son homologue burkinabè Roch Marc Christian Kaboré la situation sécuritaire dans le Sahel à la suite de la décision de la France de réduire ses forces militaires dans cette région.

« Nous avons besoin de nous donner la main, de nous soutenir mutuellement, de nous entraider pour faire face à l’un des défis auxquels nous sommes confrontés, en particulier le terrorisme », a déclaré lundi 18 octobre le président Bazoum lors d’une séance de travail avec Roch Marc Christian Kaboré.
« La zone de notre frontière est une bande particulièrement animée ces derniers temps et où pullulent des terroristes. Il est plus que jamais de notre intérêt que nous mutualisions nos moyens et que nous engagions une action spécifique pour les empêcher de disposer justement d’une base et faire en sorte que leur avancée s’arrête là », a-t-il souligné.
Selon lui, « l’attaque terroriste » que vient de subir le poste contrôle de Petelkole, est « un symbole de la nécessité de notre action commune, cette attaque est de nature à nous le rappeler ».
« Au-delà de cette action que nous allons mener ensemble sur cet espace, nous avons besoin d’une concertation sous-régionale (…) avec tous les autres pays », a précisé le président nigérien.

HOUNKPE Merveille (coll)

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