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Société

Bénin: réaction de Angela Kpeidja sur le vote de la loi sur la santé sexuelle et de reproduction

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Le vote de cette loi est, selon Angela Kpeidja une protection de plus à la femme, puisqu’elle la rend véritablement actrice de sa propre santé.

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Sécurisation de l’avortement : Un vote historique !

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Une interruption volontaire de grossesse est une décision suffisamment grave pour être banalisée par les femmes. Et dans l’exercice de mon métier de paramédical, j’ai été témoin plusieurs fois de ce genre de chirurgie pratiquée parfois sous anesthésie. De nombreuses femmes pouvaient alors délirer et dire toute leur douleur, leur souffrance de devoir se résoudre à l’avortement. C’est dire que les raisons fallacieuses pour recourir aux avortements clandestins étaient déjà rares.

Aujourd’hui, en sécurisant cet acte hautement médical, les députés offrent une protection de plus à la femme et la rendent véritablement actrice de sa propre santé.

Quand on y pense, la santé sexuelle de la femme et même ses choix sexuels sont tributaires de ceux de l’homme. Elle pourrait très bien préférer porter le préservatif ou utiliser une pillule pour prévenir la grossesse. Mais lui a-t-on jamais appris que dans les relations sexuelles, elle a un désir à assouvir ? On nous éduque à croire que le sexe est un devoir. L’a-t-on jamais rendu autonome face au choix d’une méthode contraceptive ? Elle doit plutôt tenir compte du désir de l’homme, de son conjoint, du regard de la société. De sorte que si lui ne veut pas ou que la société ne l’entend pas de cette oreille, elle ne pourra pas se protéger …

La nécessité de changer de paradigme dans l’éducation sexuelle de nos enfants est urgente. Mais en attendant, doit-on laisser ces milliers de femmes objets sexuels de leurs conjoints mourir d’une grossesse indésirable à laquelle elles ont choisi de mettre un terme? L’avortement clandestin tue, et la femme est aussi une vie humaine à sauver.

En médecine, le bénéfice l’emporte toujours sur le risque. Entre la vie de la mère et celle du fœtus, celle de la mère sera toujours la priorité. D’autant que le décès d’une femme met la famille et la communauté en péril.

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Ce que les députés ont fait, ce n’est pas prêter flanc à la débauche. Ce vote restera historique dans notre pays. Il libère la femme puisqu’il lui offre la possibilité de décider pour elle-même.

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