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Etats-Unis : Le congrès adopte le vaste plan de Joe Biden sur les infrastructures

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Le Congrès américain a définitivement adopté vendredi soir le vaste plan d’investissements dans les infrastructures promis par Joe Biden. Mais ce dernier n’a pu convaincre les parlementaires de voter aussi sa grande réforme sociale et écologique.

Face aux querelles intestines d’un parti démocrate déchiré entre son aile socialiste et ses élus modérés, Joe Biden doit se contenter d’un plan plus modeste que prévu.

Face aux querelles intestines d’un parti démocrate déchiré entre son aile socialiste et ses élus modérés, Joe Biden doit se contenter d’un plan plus modeste que prévu.

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Le plan sur les infrastructures adopté par le congrès, Biden arrache un succès.Le président démocrate n’a pu convaincre les parlementaires de voter le «Build Back Better», ce vaste plan de réformes sociales et environnementales doté de 1 750 milliards de dollars et qualifié d’«historique» et «porteur de transformation» par la Maison blanche. Le Congrès américain a seulement définitivement adopté vendredi soir un vaste plan de rénovation des ponts, des routes et des transports vétustes doté de 1 200 milliards de dollars. Plus consensuel, au point d’être endossé aussi par des élus républicains, cet autre volet de réformes avait été adopté en août par le Sénat.

Il fallait 218 voix aux démocrates pour faire adopter ce plan de 1 200 milliards de dollars destiné à moderniser les routes, les ponts, l’internet à haut débit. Ils en ont obtenu 228 contre 206, grâce à l’apport de quelques voix républicaines, et l’approbation de la loi a été saluée par une salve d’applaudissements.

Le président n’aura plus qu’à la signer pour qu’elle entre en vigueur.

Joe Biden, qui a un besoin urgent de relancer sa présidence, espérait vendredi matin faire avancer deux textes majeurs à la Chambre des représentants: ce plan d’investissements et un vaste programme de refonte du système de protection sociale et de lutte contre le réchauffement climatique d’un montant de 1 750 milliards de dollars. Mais les dirigeants démocrates ont dû renoncer à un vote d’approbation de ce dernier texte, l’aile centriste du parti réclamant des précisions de chiffrage. Les franges modérées et progressistes du parti se sont finalement entendues sur un vote de procédure visant à enclencher le processus parlementaire.

En adoptant vendredi soir le seul programme d’infrastructures, les démocrates sauvent les meubles en dépit des profondes divisions qui traversent leur parti.

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Joe Biden, confronté à une baisse de popularité à un an des élections parlementaires de mi-mandat, a assuré que son vaste programme social devrait être voté par la Chambre dans la semaine du 15 novembre au plus tard, avant que le Sénat ne s’en saisisse.

Le texte maintient néanmoins des réformes ambitieuses, sur l’amélioration de la couverture maladie ou la réduction des émissions de gaz à effet de serre par exemple. En outre, le montant des investissements associés au plan est colossal, même s’il a été diminué de moitié par rapport aux ambitions initiales de Joe Biden. Ce dernier prévoit notamment l’école maternelle pour tous, une profonde amélioration de la couverture maladie et des investissements significatifs pour réduire les émissions de gaz à effet de serre – une réelle redéfinition de l’Etat providence aux Etats-Unis.

Mais il fait l’objet de tractations très difficiles au sein du parti démocrate, entre l’aile gauche et le camp modéré. Dans sa quête de compromis, Joe Biden a déjà renoncé à plusieurs propositions, comme la création d’un congé payé garanti au niveau fédéral ou la gratuité pour les community college, qui offrent des cycles universitaires courts en deux ans – au grand dam de la gauche du parti.

Ce dernier prévoit notamment l’école maternelle pour tous, une profonde amélioration de la couverture maladie et des investissements significatifs pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Mais il fait l’objet de tractations très difficiles au sein du parti démocrate, entre l’aile gauche et le camp modéré.

L’aile progressiste du parti avait prévenu à de maintes reprises qu’elle ne soutiendrait pas le texte sur les infrastructures sans une garantie du passage du volet social et climatique de Joe Biden. Quelques élus démocrates se sont ainsi joints aux républicains pour voter « non » à l’adoption du plan.

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La Maison-Blanche n’a pas ménagé ses efforts ces dernières semaines pour grappiller des soutiens, avec la perspective des élections parlementaires de mi-mandat dans un an. Les démocrates remettront alors en jeu leur étroite majorité au Congrès.

Le président n’est pas au bout de ses peines. S’il obtient après la mi-novembre le feu vert des élus à la Chambre, son grand volet social devra encore être approuvé au Sénat, où il risque d’être significativement retouché.

Mais Joe Biden, qui a vanté durant la campagne présidentielle ses talents de négociateur du fait de sa longue carrière de sénateur, bute sur ces querelles intestines. Et le président n’est pas au bout de ses peines. S’il obtient après la mi-novembre le feu vert des élus à la Chambre, son grand volet social devra encore être approuvé au Sénat, où il risque d’être significativement retouché.

Son sort est plus particulièrement entre les mains d’un élu de Virginie-Occidentale, le sénateur de l’aile droite du parti Joe Manch qui dit craindre que le plan ne creuse davantage la dette publique et n’alimente l’inflation. Dès vendredi soir, il a cependant salué l’adoption du texte sur les infrastructures, un investissement inédit «depuis trois décennies» a-t-il eu beau jeu de saluer.

                                                                            Merveille HOUNKPE (coll)

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