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COP26 et mers de Chine: les discours contradictoires de Pékin et Washington

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  La Chine et les États-Unis, les deux premières puissances économiques mondiales, ont annoncé qu’elles comptaient intensifier leur collaboration dans la lutte sur l’action climatique à la COP26 de Glasgow le 10 novembre 2021.Après la déclaration surprise de Washington et Pékin mercredi à la COP26 promettant d’intensifier leur collaboration sur l’action climatique, les deux premières puissances s’invectivent à nouveau ce jeudi sur les questions de Taïwan et des mers de Chine.

Il s’agit certainement de la première chose à retenir de ces discours contradictoires : les Américains et les Chinois se reparlent. Ces déclarations interviennent à quelques jours du sommet virtuel entre Xi Jinping et Joe Biden, qui pourrait intervenir dès lundi prochain. Chacun marque son territoire, en partant de la question de l’environnement, qui jusqu’à Donald Trump, constituait l’un, voir le seul point de convergence dans la relation sino-américaine. Sans avancer de nouvelles propositions, les deux plus gros émetteurs de gaz à effet de serre promettent de « montrer la voie » et de prendre des décisions afin de faire descendre le thermomètre.


C’est un « climat de guerre froide » en revanche dans les mers de Chine, si l’on reprend les termes employés par le président chinois ce jeudi 11 novembre en marge du sommet du Forum de coopération économique Asie-pacifique, pour dénoncer ce que Pékin considère comme une volonté américaine de diviser la région. Taïwan est évidemment le rocher de la discorde, le secrétaire d’État américain Antony Blinken répétant à nouveau mercredi que les Etats-Unis « prendraient des mesures » si Taipei était attaqué. 

Normalisation en marche sur le plan économique
Pour ce qui est du plan commercial, la normalisation est en marche, et l’accord de phase 1 signé en janvier 2020 pourrait décoller lors de la prochaine rencontre entre les deux chefs d’État. Les exportations agricoles américaines ont fortement augmenté, mais on est encore loin du rééquilibrage demandé par les États-Unis. Des commandes de Boeing à l’occasion du sommet virtuel la semaine prochaine pourraient être une preuve « d’amitié retrouvée ».

Autres signes de cette volonté de normaliser la relation, après la distribution de visas étudiants aux jeunes chinois souhaitant étudier aux États-Unis à la dernière rentrée, deux universités chinoises internationales viennent d’envoyer un mail aux étudiants internationaux et notamment aux américains leur demandant de se préparer à revenir en Chine pour le prochain semestre.

Signalons que,dans leur déclaration conjointe, les deux principales puissances mondiales, dont la rivalité avait semblé ces derniers mois déborder sur le terrain de la diplomatie climatique, s’engagent à faire plus pour lutter contre le réchauffement, dont les conséquences se font de plus en plus sentir à travers le monde : sécheresses, inondations, mégafeux, avec leur cortège grandissant de victimes et de dégâts.

Elles promettent, sans détails très précis, de « prendre des mesures renforcées pour relever les ambitions pendant les années 2020 », réaffirmant leur attachement aux objectifs de l’accord de Paris, un réchauffement limité « bien en deçà » de 2 °C par rapport à l’ère préindustrielle, et si possible à 1,5 °C.                                                                                  

Louisa-Carla DANSCO(coll)

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