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Cinq soldats ougandais condamnés pour des meurtres de civils en Somalie

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Cinq soldats ougandais de la force de l’Union africaine combattant la milice islamiste shebab en Somalie ont été reconnus coupables du meurtre de sept civils.Une cour martiale a reconnu les hommes coupables d’avoir tué cet été sept civils dans la ville de Golweyn, lors de combats intenses avec les shebabs.Deux des soldats ont été condamnés à mort, les trois autres à 39 ans de prison, selon l’Amisom. Kampala avait déclenché la procédure judiciaire à Mogadiscio en août, après les premières allégations de violations des droits de l’homme impliquant ses troupes. Ils ont été jugés par une cour martiale à Mogadiscio pour le meurtre de 7 civils somaliens.


Ce n’est pas la première fois que des soldats ougandais en Somalie sont accusés de méfaits. Des groupes de défense des droits de l’Homme ont ainsi fait état de cas présumés d’inconduite sexuelle et de meurtres de civils, mais les enquêtes menées par l’Amisom ont systématiquement disculpé les soldats. En 2016, neuf soldats ougandais ont été reconnus coupables d’avoir vendu illégalement à des civils du carburant destiné à l’Amisom – premier procès de ce type en Somalie depuis le déploiement de la mission de l’UA en 2007. En 2013, l’Ouganda a rappelé 24 officiers – dont le commandant du contingent, le brigadier Michael Ondoga – pour avoir prétendument vendu des rations alimentaires destinées aux soldats. Ondoga a été disculpé par un tribunal militaire en 2015. Des officiers kényans ont également été accusés de tirer profit du commerce illégal de charbon de bois dans le sud de la Somalie.


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« Il s’agit de personnes ayant commis une faute. Ce qui est bien c’est que la procédure régulière a été suivie. Le peuple somalien est donc satisfait que notre pays ait vraiment pris la responsabilité de s’assurer que la justice ait été rendue pour les victimes », estime le Brigadier Flavia Byekwaso, porte-parole de l’armée ougandaise.

Mais cet événement n’aura pas d’impact sur les relations entre l’Ouganda et la Somalie, assure-t-il. « Dans la mesure où l’enquête a été bien menée et où nous avons prouvé à la société somalienne que nous respections le mandat pour lequel nous nous sommes engagés, cela n’a pas affecté ni notre relation avec la Somalie, ni l’opération militaire en elle-même », selon le brigadier. Au total, l’Amisom compte près de 20 000 soldats en Somalie afin de lutter contre les shebabs somaliens, un groupe terroriste affilié à al-Qaïda.


                                                                                                                        Louisa-Carla (coll)

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