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Politique

Présidentielle au Chili: un débat télévisé marqué par l’animosité envers les favoris

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Qui sera le prochain ou la prochaine présidente du Chili ? Quinze millions d’électeurs sont appelés aux urnes dimanche 21 novembre pour le premier tour de la présidentielle, ainsi que pour des élections législatives et sénatoriales. Ce lundi soir 15 novembre avait lieu le dernier débat télévisé avant le vote.Ce scrutin est crucial car c’est la première élection présidentielle depuis les manifestations historiques contre les inégalités. Sans compter que le Chili est en pleine rédaction d’une nouvelle Constitution.
 
La soirée a été marquée par une certaine animosité envers les deux favoris du scrutin. Dès le début du débat, le candidat de la coalition de droite au pouvoir, Sebastián Sichel, s’est montré plutôt offensif, par exemple, contre Gabriel Boric, un ancien leader étudiant de gauche, qui est l’un des favoris du scrutin.

« Je crois que Gabriel Boric a péché quand il a dit  »Force à Maduro », ou qu’il a justifié la mise en place de barricades par des manifestants. Nous les démocrates, nous avons un point commun, celui de penser que la violence n’est jamais acceptable en démocratie. »

Soutien de l’extrême droite à la dictature
Le favori de la gauche, accusé donc d’avoir soutenu le régime vénézuélien dans le passé. Et de l’autre côté de l’échiquier politique, le candidat d’extrême droite, José Antonio Kast, a été critiqué, lui, pour son soutien à la dictature du général Pinochet au Chili. Mais aussi parce qu’il s’oppose aux droits des LGBT.

C’est ce qu’a pointé du doigt la candidate de centre-gauche Yasna Provoste :  « Je trouve étonnant d’entendre qu’il n’a jamais discriminé personne, alors qu’il est tout de même opposé au mariage pour tous ! »

Le candidat d’extrême droite apparaît malgré tout comme l’un des favoris du premier tour, grâce à son discours sur la sécurité et l’immigration. Mais le résultat du vote est particulièrement incertain. Et les droits sociaux restent des sujets très importants de cette campagne électorale.
La campagne présidentielle chilienne a officiellement démarré le 22 septembre, avec le premier débat entre les candidats, dans un contexte marqué à la fois par une demande de renouveau politique et une forte indécision. Les électeurs doivent désigner le 21 novembre la ou le successeur du chahuté Sebastian Piñera (droite), qui ne peut pas se présenter de nouveau, en tant que chef d’Etat sortant.

En tête des sondages, avec près de 20 % des intentions de votes selon l’institut Activa : Gabriel Boric, 35 ans, député de gauche et ancien leader des mouvements étudiants de 2011 réclamant une « éducation publique de qualité ». Le plus jeune prétendant à l’élection présidentielle de l’histoire chilienne a créé la surprise lors des primaires du mois de juillet en devançant le candidat attendu, un maire communiste du nord de la capitale.Parmi les sept candidats en lice, c’est notamment Gabriel Boric qui se fait davantage l’écho des demandes portées par l’Assemblée constituante

                                                                                                                   Louisa-Carla (coll)

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