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Société

Décentralisation au Bénin : Les précisions du ministre Akotègnon sur les réformes

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Dans le cadre d’une tournée qu’il a entamé, le 26 novembre 2021 dont la première étape fut le département de l’Alibori, le ministre de la décentralisation et de la gouvernance locale, Raphaël Akotègnon a voulu réaffirmer les objectifs de la réforme annoncée dans le secteur de la décentralisation qui impactera dans les tous prochains jours la gouvernance des communes au Bénin. Les dispositions de la loi n°2021-14 du 21 octobre 2021 portant code de l’Administration territoriale en République du Bénin, induites par la réforme, entreront en vigueur soixante (60) jours après sa promulgation, donc dès le début de l’année 2022.

Raphaël Akotègnon

« La réforme du secteur de la Décentralisation, entend réaffirmer les principes directeurs ci-après : renforcer la séparation des fonctions politiques et techniques pour améliorer la reddition de compte et lutter plus efficacement contre l’impunité ; mettre en place un dispositif opérationnel de relai des services publics entre les niveaux central, communal et infra-communal ; améliorer les mécanismes de financement des investissements communaux ; créer des synergies d’action entre le conseil communal, ses démembrements, les associations de développement et les ONG.De plus, elle (la réforme) s’assigne comme objectif principal d’améliorer la gouvernance communale afin de créer une dynamique de valorisation des potentialités locales.

Réduire les interférences politiques

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De façon plus spécifique, elle vise à : assurer l’efficacité du pilotage et de la gestion de l’administration communale ; réduire les interférences politiques dans la gestion administrative et des ressources communales ; donner plus de visibilité aux actions publiques de développement dans les communes.

La mise en œuvre de cette réforme va assurément améliorer qualitativement la gouvernance locale et par voie de conséquence, le développement à la base à la grande satisfaction de nos concitoyens. Contrairement aux idées répandues dans l’opinion publique, la réforme est initiée pour renforcer et dépolitiser l’administration communale. Les communes conservent la plénitude de leurs compétences. Le maire demeure la première autorité politico-administrative de la commune.

Il est renforcé dans sa position par l’instauration d’un   nouvel organe dénommé le conseil de supervision composé du maire, des adjoints aux maires et des présidents de commissions permanentes, désormais au nombre de quatre (04) dans toutes les communes. Cet organe présidé par le maire adopte les documents budgétaires et de planification du développement local avant leur soumission au conseil communal pour validation.  Un secrétaire exécutif sera nommé par arrêté du Maire après tirage au sort dans le fichier national des principales fonctions administratives de mairie.

Amélioration de la rémunération des maires

La mise en place de ce fichier national concerne également les fonctions de : la Personne Responsable des Marchés Publics ; le Responsable des affaires financières ; le Responsable des services techniques ; le Responsable de la Planification et du Développement Local ; le Responsable des affaires domaniales et environnementales et le Responsable des systèmes d’information.

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A cet effet, le processus de leur sélection sera incessamment lancé. Par ailleurs, la réforme a prévu l’amélioration significative de la rémunération des maires, des adjoints aux maires, des chefs d’arrondissement, des présidents de commissions permanentes, des conseillers communaux sans charge administrative ainsi que des chefs de village et de quartier de ville ».

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