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Afrique

Gambie: dernière ligne droite avant l’élection présidentielle

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Des supporters du président sortant Adama Barrow, à Banjul, le 27 novembre 2021.
En Gambie, c’est la dernière semaine de campagne avant l’élection présidentielle qui aura lieu samedi dans le plus petit pays du continent africain. Six candidats sont en lice.

La tension monte progressivement à six jours de l’élection en Gambie. Les caravanes des partis qui ont sillonné le pays d’est en ouest pendant trois semaines sont de retour dans la capitale cette semaine.

Au coude à coude de ce sprint final, on retrouve d’un côté le président sortant Adama Barrow et son parti national du peuple et de l’autre, l’avocat et ancien Premier ministre, Ousainou Darboe, leader du Parti démocratique unifié et principale figure de l’opposition.

Depuis le début de la campagne, les deux candidats sont ceux qui mobilisent le plus au sein de la population. En attestent les images aériennes de foules imposantes diffusées par les médias gambiens lors de leurs meetings.

A côté des deux grands favoris, une candidature fait beaucoup de bruit. C’est celle de Mammah Kandeh, du Congrès démocratique gambien. Arrivé troisième en 2016, Kandeh a cette fois reçu le soutien de l’ancien président Yahya Jammeh. Depuis la Guinée équatoriale où il s’est exilé en 2017, l’ancien dirigeant s’est même adressé aux militants par téléphone à plusieurs reprises.

Autre fait marquant, la semaine dernière, la cour de justice de Banjul a donné raison à deux candidats recalés par la Commission électorale en novembre dernier. Il pourrait donc y avoir deux coureurs en plus pour les dernières foulées.

Rappelons que, l’Élection présidentielle gambienne de 2016 a lieu le 1er décembre 2016 afin d’élire le président de la République de Gambie pour un mandat de cinq ans[1]. Le président autocrate Yahya Jammeh, au pouvoir depuis vingt-deux ans, est battu à la surprise générale. Son refus de quitter le pouvoir entraîne en janvier 2017 une intervention militaire de la CÉDÉAO, avec l’aval du Conseil de sécurité des Nations unies, pour permettre au président élu, Adama Barrow, de prendre ses fonctions. Le 23 janvier, Yahya Jammeh accepte de céder la présidence à son successeur, et quitte le pays. 

                                                                                                                                  Louisa-Carla (coll)

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