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Hong Kong: ouverture du procès de 47 figures pro-démocratie pour «subversion» après des primaires

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À Hong Kong, la quasi-totalité des personnalités politiques qui étaient dans le camp de l’opposition pro-démocratie se retrouvent à nouveau devant la justice lundi 29 novembre. Après près de dix mois en détention préventive dans le cadre de la nouvelle loi de sécurité nationale, ils sont accusés de « conspiration en vue de subversion » pour avoir organisé et participé à des primaires en juillet 2020. La justice du territoire pourrait toutefois avoir du mal à juger « les 47 ».

Surnommés « les 47 », ces hommes et femmes qui se retrouvent dans le box des accusés à West Kowloon sont tous des figures connues et respectées de la vie publique et politique de Hongkong, certains depuis des décennies.

En détention provisoire depuis février, 14 d’entre eux ont été libérés sous caution depuis.

Ils sont tous accusés de « conspiration en vue de subversion », un crime passible de prison à perpétuité, pour avoir organisé ou participé à des primaires, qui ont eu lieu en juillet 2020, dans un ordre parfait. Quelque 600 000 citoyens hongkongais y avaient pris part. 

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Le but de ce vote était, comme lors de n’importe quelle primaire, d’optimiser les résultats du camp pro-démocratie aux élections législatives qui devaient avoir lieu deux mois plus tard, et qui ont été repoussées à décembre 2021.

Mais on se demande aujourd’hui si, et comment, un tribunal de Hong Kong va-t-il pouvoir assimiler l’organisation de primaires à un crime de « conspiration en vue de subversion ». Cela même avec, à sa disposition, le nouvel outil extraordinairement puissant qu’est la nouvelle loi de sécurité nationale.

« La démocratie n’est jamais un cadeau du ciel. Elle se gagne avec une volonté de fer », a déclaré Jimmy Sham du Front civil des droits de l’Homme, une organisation qui a toujours défendu la non-violence et avait été à l’origine des manifestations les plus massives de 2019. « Nous resterons forts et nous nous battrons pour ce que nous voulons. »

« Cela fait longtemps que nous avons décidé de ne pas nous incliner devant le totalitarisme », a déclaré de son côté Lester Shum. « J’espère que cette détermination est partagée par les Hongkongais ».

Les 47 sont poursuivis en lien avec les primaires de l’opposition, auxquelles 600 000 personnes ont participé en juillet, dans l’optique de capitaliser aux législatives de septembre, finalement reportées d’un an au motif du coronavirus, sur l’immense popularité de la mobilisation de 2019. L’opposition avait triomphé fin 2019 aux élections locales.

                                                                                                                                      Louisa-Carla (coll)

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