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Macron reçoit le chef de la diplomatie israélienne à Paris pour panser l’affaire Pegasus

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Le ministre israéliens des Affaires étrangères Yair Lapid est en tournée européenne, alors que les discussions sur le programme nucléaire iranien ont repris à Vienne. Ici, à Londres, lors d’une conférence de presse aux côtés de son homologue britannique Liz Truss, le 29 novembre 2021.

                                    
Après Londres, le ministre des Affaires étrangères israélien est à Paris mardi 30 novembre. Yaïr Lapid doit être reçu par le président français Emmanuel Macron alors que les relations entre les pays étaient glaciales depuis l’affaire Pegasus. Ce logiciel espion israélien, vendu à certains pays aurait servi à espionner des journalistes, des militants ou encore des responsables politiques, dont le président français. Les deux parties tentent désormais de surmonter ce différend.

L’affaire Pegasus, n’est pas close, mais elle est « mise de côté », explique une source diplomatique. Car dans ce dossier, Paris attend toujours des explications. Mais les Israéliens, ne sachant quoi répondre, se murent dans le silence.
Permettant d’infiltrer des systèmes informatiques, le logiciel Pegasus est considéré comme un produit de cybersécurité offensif et doit donc obtenir le feu vert de l’Agence de contrôle des exportations militaires (DECA), qui dépend du ministère de la Défense israélien, pour être vendu à des pays tiers, au même titre qu’une arme.

Pegasus est au cœur d’un scandale mondial d’espionnage qui a poussé l’ONG Reporters sans frontières à réclamer un moratoire sur ses ventes et la chancelière allemande Angela Merkel à demander plus de restrictions sur la vente de ces systèmes.


Les organisations Forbidden Stories et Amnesty International ont obtenu une liste de 50 000 numéros de téléphone, sélectionnés par les clients de NSO depuis 2016 pour être potentiellement surveillés, et l’ont partagée avec un consortium de 17 médias qui ont révélé son existence la semaine dernière.

Pegasus aurait permis d’espionner les numéros d’au moins 180 journalistes, 85 militants des droits humains ou encore de 14 chefs d’État dont le président français Emmanuel Macron
Tensions apaisées
Début novembre, en marge de la COP 26 à Glasgow, le président Emmanuel Macron s’était entretenu avec Naftali Bennett, le Premier ministre israélien. Une rencontre qui a apaisé les tensions, confie cette même source.

Afin d’éviter que l’affaire Pegasus n’empoisonne les relations entre les deux pays, les deux hommes se sont alors mis d’accord : ce litige, même s’il n’est toujours pas réglé, ne doit plus interférer dans le reste de la coopération.

Le nucléaire iranien
C’est dans ce cadre que le chef de la diplomatie israélienne arrive mardi à Paris. Seront au centre des discussions entre Yaïr Lapid et Emmanuel Macron notamment les pourparlers sur nucléaire iranien. Ces derniers ont repris cette semaine à Vienne en Autriche.

Les Israéliens ne souhaitent pas en entendre parler, et cherchent à convaincre les grandes puissances de soutenir l’État hébreu dans une offensive militaire contre la République islamique. Mais Paris, comme le reste de ses partenaires qui participent aux pourparlers avec l’Iran, souhaite laisser une chance à la diplomatie.

                                                                                                                    Louisa-Carla (coll)

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