Connectez-vous

Politique

Joël Aïvo devant la CRIET: « l’État m’a abandonné et livré à mes adversaires politiques », l’opposant est condamné à 10 ans d’emprisonnement ferme avec 45 millions d’amende

Publié

le

Advertisement

« Depuis huit (08) mois, l’État m’a abandonné et livré à mes adversaires politiques. Depuis huit (08) mois, je n’ai rencontré sur mon chemin de croix aucun serviteur de l’État soucieux de mes droits. Madame la Présidente, l’État m’a abandonné aux mains de mes accusateurs qui ont eu le loisir de faire de moi ce qu’ils ont voulu et parfois en violant les lois de la République. En huit (08) mois, on m’a affligé toute forme d’humiliation : Me voici en gilet de prisonnier devant vous. J’en ai en bleu barré jaune fluor et en bleu barré rouge fluor. Je suis présenté devant le Procureur Spécial, je suis présenté au Juge d’Instruction, puis enfin en session criminelle. Comme un criminel. J’ai connu la sirène hurlante de la Police et de la voiture des prisonniers. J’ai même connu les menottes, oui les menottes, car figurez-vous, que le Capitaine Rodrigue RIDAGBA, Régisseur de la Prison Civile de Cotonou m’a posé les menottes pour quelques minutes sur un trajet de moins de dix (10) mètres à l’intérieur de la prison avant de me les enlever une fois dans la voiture. Evidemment, chacun savoure le trophée qu’il tient en main. Madame la Présidente, j’ai dit que l’État m’a livré à la vengeance et à la punition de mes adversaires et que la justice ne s’est jamais préoccupée de mes droits. Au contraire. En prison j’ai connu l’insalubrité de ma cellule, l’indignité, l’humiliation de recevoir mon épouse debout et parfois sous la pluie. Depuis huit (08) mois, je n’ai jamais pu m’asseoir avec ma femme pour régler les problèmes de nos enfants. Cette maltraitance que je subis depuis huit (08) mois sans avoir rien fait à personne, c’est mon chemin de croix. Je porte ma croix depuis huit (08) mois et je serai prêt, si c’est votre décision, à reprendre ma croix et à la porter de nouveau avec dignité et patriotisme. »

verdict du procès

Joël Aïvo et deux de ses co-accusés ont été fixés sur leur sort.  Au terme du procès, un peu après 2 heures du matin,  la cour a  déclaré coupable Joël Aïvo des faits de blanchiment de capitaux et atteinte à la sûreté de l’État. Il a été condamné à 10 ans de prison ferme avec une amende de 45 millions. Même sort pour ses  co-accusés Boni Sarè Issiakou et Ibrahim Bachabi Moudjaïdou. Ils sont aussi condamnés à 10 ans de prison ferme avec une amende de 5,7 millions. Ces trois prévenus retournent alors en cellule pour purger leur peine et disposent de 15 jours pour faire appel. À noter que le nommé Alain Dotou Gnonlonfoun comptable du professeur Joël Aïvo est relaxé au bénéfice du doute.

Advertisement

Continuer la lecture
Advertisement
Cliquez pour commenter

Laisser une réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *