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Près de 100 compagnies aériennes placées sur liste noire par l’Union européenne

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L’Union européenne a dévoilé, fin novembre, la liste mise à jour des compagnies aériennes faisant l’objet de restrictions ou d’interdiction d’activité en Europe.

97 opérateurs sont désormais sur la liste noire, contre 103 en juillet dernier. Ces compagnies ne « répondent pas aux normes de sécurité internationales », précise le document. Problème de surveillance et de sécurité La totalité des compagnies aériennes de 15 pays – Afghanistan, Angola, Arménie, Congo, République démocratique du Congo, Djibouti, Guinée équatoriale, Érythrée, Kirghizistan, Liberia, Libye, Népal, São Tomé-et-Príncipe, Sierra Leone et Soudan – sont sur cette liste, « en raison d’une surveillance inadéquate de la sécurité par les autorités de l’aviation de ces États ». Elles représentent, à elles seules, 90 opérateurs. Les autres membres de la liste noire sont : Avior Airlines (Venezuela), Blue Wing Airlines (Suriname), Iran Aseman Airlines (Iran), Iraqi Airways (Irak), Med-View Airlines (Nigeria), Skol Airline LLC (Russie) et Air Zimbabwe (Zimbabwe). Il leur est reproché des « manquements graves à la sécurité ». Par ailleurs, les compagnies Iran Air (Iran) et Air Koryo (Corée du Nord) font l’objet d’une restriction, ce qui signifie qu’elles ne peuvent opérer sur le territoire européen qu’avec un certain type d’appareil. Selon Le journal de l’aviation, les compagnies moldaves, qui étaient interdites dans l’UE depuis deux ans, ont été retirées de la liste noire.

Régulièrement mise à jour, une liste noire des compagnies aériennes interdites de vol dans l’Union européenne existe depuis 2006.

Le Comité de la sécurité aérienne de l’UE, qui agit sur proposition de la Commission européenne et se compose d’experts de chaque Etat membre, établit une liste soumise au vote du Parlement européen avant d’être adoptée par la Commission. La décision d’ajouter ou d’enlever une compagnie aérienne de la liste répond à plusieurs critères, tous conformes aux normes internationales de sécurité, tels que :

L’existence avérée de lacunes sur la sécurité de la part d’un transporteur à la suite d’un contrôle sur un appareil dans un aéroport européen ;
L’utilisation d’appareils obsolètes et mal entretenus ;
Le refus ou l’impossibilité d’une compagnie aérienne de mettre un terme à ses défaillances à court terme ;
Le refus ou l’impossibilité d’une autorité de l’aviation civile étrangère de faire appliquer les normes internationales de sécurité à ses transporteurs nationaux ;
L’existence d’une interdiction de vol dans un Etat tiers ;
Les rapports d’audits établis par des Etats tiers ou des organisations internationales.
Cette liste s’applique à toutes les compagnies aériennes, quelle que soit leur nationalité. Les vols privés et non commerciaux ne sont toutefois pas concernés par ces mesures.

Une compagnie aérienne bannie par l’UE peut demander sa réintégration si elle juge qu’elle répond à nouveau aux normes de sécurité. Elle peut adresser une demande directement à la Commission européenne ou à un Etat membre. La demande de la compagnie est ensuite étudiée par le Comité de la sécurité aérienne de l’UE qui donne son avis à la Commission.

                                                                                                        Louisa-Carla(coll)

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