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Brésil : autorisation de plusieurs exploitations d’or dans des zones vierges de l’Amazonie

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Le gouvernement brésilien de Jair Bolsonaro a autorisé au moins sept projets de prospection d’or dans certaines des zones les plus protégées d’Amazonie en 2021, a révélé dimanche 5 décembre le journal Folha de São Paulo. Le général Augusto Heleno, ministre de la Sécurité intérieure et chef des renseignements, affirme que les projets sont « pour le bien du Brésil ».

Le gouvernement d’extrême droite de Jair Bolsonaro n’a jamais caché sa volonté de vouloir développer les activités minières en Amazonie. Et le général Augusto Heleno, qui est à la fois le chef des renseignements et le secrétaire-exécutif du Conseil de défense nationale, a récemment autorisé sept projets d’orpaillage en Amazonie dans une zone extrêmement sensible.

Abritant au moins 23 peuples autochtones, il s’agit d’une zone de forêt pratiquement vierge, proche de la frontière avec la Colombie et le Venezuela.

C’est le journal Folha de São Paulo qui en a fait la révélation, alors que l’orpaillage progresse dans toute la région. Sans démentir les informations, le général Heleno a défendu les activités minières dans la région et a dit que le gouvernement Bolsonaro continuerait à prospecter la région pour « le bien du Brésil ».

Il a affirmé lundi 6 décembre que ces pratiques sont « légales » et prévues par la Constitution.

Le gouvernement a même envoyé un projet de loi pour autoriser l’orpaillage en terre indigène en 2020, mais le Congrès ne l’a toujours pas examiné.

En effet,le Brésil a déboisé au cours des 36 dernières années environ 820.000 kilomètres carrés de couverture végétale, près de 9,64 % de son territoire.

Cette zone a été déboisée en raison de l’activité minière mais aussi pour faire place à l’agriculture, ce qui a fini par faire du géant latino-américain l’un des plus grands producteurs et exportateurs d’agroalimentaire au monde.

L’impact n’était pas moins dévastateur sur la biodiversité. Les feux de forêt ont déjà touché 95% des espèces du biome amazonien au cours des 20 dernières années, selon une étude que vient de publier le magazine scientifique Nature.

Les chiffres augurent de davantage de pression internationale sur le Brésil, déjà dans le collimateur pour la politique de Bolsonaro, qui a vu l’accord de libre-échange avec l’Union européenne stoppé net en raison du non alignement sur les engagements environnementaux. Par ailleurs, la question est bien partie pour constituer aussi un terrain de bataille lors des présidentielles de 2022, pour lesquelles l’ancien président Lula Da Silva (gauche) part favori devant l’actuel chef d’Etat. 

                                                                           Louisa-Carla(coll)

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