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L’Afrique pleure Desmond Tutu, prix Nobel de la paix et figure de la lutte contre l’apartheid

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À 90 ans, Desmond Tutu, archevêque anglican, figure de la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud et prix Nobel de la paix en 1984, s’est éteint ce dimanche 26 décembre à l’âge de 90 ans.

Le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, a exprimé « au nom de tous les Sud-Africains, sa profonde tristesse suite au décès, ce dimanche » de Mgr Desmond Tutu, dans un communiqué.

« Le décès de l’archevêque émérite Desmond Tutu est un nouveau chapitre de deuil dans l’adieu de notre nation à une génération de Sud-Africains exceptionnels qui nous ont légué une Afrique du Sud libérée », a souligné le président Cyril Ramaphosa.

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Desmond Tutu était « un homme d’une intelligence extraordinaire, intègre et invincible contre les forces de l’apartheid, il était aussi tendre et vulnérable dans sa compassion pour ceux qui avaient souffert de l’oppression, de l’injustice et de la violence sous l’apartheid, et pour les opprimés et pour les oppresseurs du monde entier ».

Voix des Sud-Africains noirs en lutte contre le régime raciste blanc chassé par la démocratie il y a près de 30 ans, Desmond Tutu s’était peu exprimé publiquement ces dernières années. Il a longtemps souffert d’un cancer de la prostate, diagnostiqué en 1997.

Desmond Tutu avait acquis sa notoriété aux pires heures du régime raciste de l’apartheid. Alors prêtre, il organise des marches pacifiques contre la ségrégation et plaide pour des sanctions internationales contre l’ancien régime blanc de Pretoria.

A la différence de nombreux autres combattants, seule sa robe lui épargne la prison. Son combat non-violent avait été couronné du prix Nobel de la paix en 1984.

Après la fin de l’apartheid, fidèle à ses engagements, il était devenu le pourfendeur des dérives du gouvernement de l’ANC, critiquant les errements de l’ancien président Thabo Mbeki dans la lutte contre le sida mais aussi la corruption.

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En 2013, il avait même promis de ne plus jamais voter pour le parti qui a triomphé de l’apartheid.

Avant son décès, la dernière fois que le pays a eu de ses nouvelles, c’était le 1er novembre dernier. Loin des regards, il avait voté, aux dernières élections locales.

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