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Cour des Comptes de l’Uemoa : Les systèmes de contrôle des pays en cours d’évaluation à Cotonou

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La capitale économique du Bénin, Cotonou, accueille depuis hier la 21e édition de la réunion des Présidents des Cours des comptes des Etats membres et des conseillers à la Cour des comptes de l’Uemoa. Ces assises régionales interviennent dans un contexte de mutations des modes de contrôles. Des mutations face auxquelles, un changement de paradigme est nécessaire.

L’environnement économique change et se révolutionne. Et dans l’espace Uemoa, les cours des comptes entendent elles aussi évoluées avec. Cette volonté d’aller de l’avant et de s’approprier les nouveaux paradigmes a été réaffirmée ce mercredi 3 juillet 2019, à l’ouverture de la 21e réunion statutaire des présidents de Cours de comptes et des conseillers à la Cour des comptes de l’Uemoa.

 En effet, ces assises interviennent dans un contexte de basculement des systèmes financiers de l’Uemoa, surtout avec l’adoption ces dernières années de nouvelles lois dans les pays membres. De nouveaux chantiers s’imposent, du contrôle de performance des programmes budgétaires à la certification des comptes. Ces défis ont été rappelés à l’ouverture des travaux par la Présidente de la Chambre des comptes de la Cour suprême du Bénin. « Les nouveaux chantiers paraissent vastes et incontournables. L’évaluation de nos systèmes de contrôle et des résultats auxquels nous sommes parvenus en 2018 doit non seulement nous amener pendant les trois jours de la présente réunion à un partage et à une capitalisation des expériences, mais également et surtout à la construction et à la consolidation de nouvelles pratiques sur la voie des nouveaux chantiers », a-t-elle déclaré.

Les systèmes de contrôle passés au peigne fin

Les participants procèdent donc à l’évaluation des systèmes de contrôle des comptes de chacun des pays membres. Ceci, dans un souci de la transparence, de la sincérité, de la responsabilité et de l’efficacité, suivant les nouvelles directives adoptées. Parmi toutes ces directives, celle relative aux lois des finances revêt une importance toute particulière. Elle introduit des innovations aussi bien que pour les administrations que pour les institutions de contrôle externe à savoir  le parlement et la cour des comptes. Les institutions par chacun des Etats desdites directives a permis de renouveler les bases normatives et institutionnelles de nos systèmes financiers publics. « Les nouvelles normes introduisent une gestion financière publique axée sur les résultats avec une plus grande responsabilisation des acteurs. Elles confortent et mettent en perspective l’action des juridictions des comptes. Ces réformes budgétaires apportées par l’Uemoa ainsi que l’élargissement des compétences des juridictions des comptes nationales, rendent indispensable le renforcement des capacités de ces dernières dans leur mission de contrôle de la gestion des finances publiques », a souligné Romuald Wadagni, ministre de l’économie et des finances du Bénin. Celui-ci a rappelé quelques actions entreprises pour l’amélioration des conditions de travail de la Chambre des comptes de la cour suprême et sa transformation institutionnelle.

La réunion de Cotonou, après celle d’Abidjan, est avant tout un cadre d’échanges d’expériences pratiques notamment sur la mise en œuvre des suggestions adoptées en 2018 pour faire progresser la transparence dans la gestion des finances publiques au niveau de nos Etats. Malick Camara NDIAYE, Président de la Cour des Comptes de l’Uemoa a tenu a salué l’engagement des différents membres à s’aligner derrières les nouvelles directives établies.


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