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Centrafrique : une affaire de racket fait un mort et des blessés graves

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A Bangui, capitale de Centrafrique, les milices continuent de semer la terreur. Des affrontements, attribués à ces rebelles, se sont éclatés au quartier Pk5 et font état d’un mort et des dizaines de blessés.

Un homme de quarante ans tué et des dizaines de blessés graves. C’est le triste bilan des affrontements entre milices et civils dans la soirée de ce mercredi 10 juillet au quartier Pk5 à Bangui. A en croire les témoins oculaires, ces violences font suite à une simple affaire de racket entre habitants et membres de groupe d’autodéfense. « Cela a commencé avec un accrochage entre un vendeur de carburant et des jeunes armés », a tenté d’expliquer Awad Al Karim, imam de la mosquée Ali Babolo, située au PK5 de la capitale centrafricaine. Selon son témoignage, un vendeur de carburant avait refusé de payer une taxe imposée par une des milices d’autodéfense de ce quartier de Bangui. Un comportement qui a suscité la colère des milices, décidés à en découdre avec le distributeur de carburant. Voulant aller à la défense de leur coéquipier, deux jeunes à moto font usage d’une grenade sur des civils désarmés. Au bilan, il est enregistré un homme de quarante ans tué. Alertés, des secours sont venus transporter sa dépouille à la mosquée Ali Babolo, a précisé l’Imam. La famille du défunt n’entend pas baisser les bras. Avec le renfort d’une milice rivale du même quartier, ses parents ont organisé la riposte. Et des coups de feu ont été échangés entre les deux camps rivaux de la nuit du mercredi au jeudi. Informés, les éléments de la mission de l’ONU ont effectué une descente sur les lieux du drame pour calmer la tension. « Nous avons envoyé des patrouilles dans le quartier », a déclaré leur porte-parole, Vladimir Monteiro. Selon l’AFP, vers 11h00, les échanges de tirs se poursuivaient au PK5. Ce quartier de Bangui est régulièrement le théâtre des violences depuis 2014. C’est un quartier habité par beaucoup de musulmans après des affrontements sanglants entre Séléka et anti-balaka. Depuis la chute de l’ex-président François Bozizé en 2013, la République centrafricaine reste divisée entre plusieurs forces d’autodéfenses qui contrôlent plus de 80% du territoire. Le maintien de la paix et la sécurité dans ce pays de l’Afrique centrale demeure encore un défi majeur pour les diverses autorités et la communauté internationale.


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